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25 août 2026

Miyadaiku : la menuiserie des temples japonais

 Au Japon, les temples et les maisons sont traditionnellement en bois. En effet, c'est une ressource rapide à produire, facilement disponible et au vu de l'activité sismique de l'archipel, tous les bâtiments doivent être facilement reconstructibles. 

Dans la menuiserie traditionnelle japonaise, il y a quatre spécialités : 

  • Miyadaiku (宮大工) : la menuiserie des temples
  • Sashimono-shi (指し物師) : l'ébénisterie
  • Sukiya-daiku (数寄屋大工) : la menuiserie des maisons
  • Tateguya (建具屋) : l'architecture d'intérieur

Dans cet article nous vous parlerons des miyadaiku.

10 août 2026

Un motif japonais : Tatewaku

 

Le motif tatewaku (立 涌) est composé de lignes verticales ondulées, souvent décrites comme rassemblant à des sabliers. Les lignes représentent la vapeur ou la brume qui se forme au-dessus des étangs et de marais. 


 


Le tatewaku est apparu à l'épique Heian (794-1185). A l'époque, il était complexe à tisser, il a donc été réservé à la noblesse japonaise avant de se démocratiser. Tout comme la vapeur qui s'élève vers le ciel, le motif tatewaku symbolise l'élévation spirituelle et porte bonheur. 


Tout comme le kikko, le tatewaku est régulièrement utilisé pour encadrer d'autres motifs comme des chrysanthèmes, des nuages ou du chèvrefeuille. 

"Tatewaku" est composé de deux kanjis : "立" (tate) - s'élever et "涌" (waku)- bouillir.

25 juillet 2026

Tanuki : un yokai farceur

 



Les tanuki () sont des yokai inspirés du chien viverrin qui ressemble beaucoup au raton-laveur. On les retrouve au Japon, en Chine et en Corée. C'est un animal omnivore, discret et qui ne sort qu'à la tombée de la nuit. Le mot "tanuki" désigne autant l'animal que le yokai, mais pour parler plus précisément du yokai on utilisera le terme "bakedanuki" (化け狸) ou "mamedanuki" (豆狸).



Le tanuki peut avoir une apparence "par défaut" très proche de l'animal (à ceci près qu'il se tient sur ses pattes arrières) ou une apparence plus anthropomorphe. Il est souvent représenté avec un scrotum développé qu'il peut utiliser pour planer, se protéger de la pluie ou pour attaquer les humains. Il a parfois un ventre rebondi qu'il peut gonfler pour jouer des percussions.  

Les tanuki possèdent des pouvoirs magiques qui leur permettent de changer d'apparence (comme les kitsune). Ils peuvent se transformer en humains, en objets ou même en bâtiments pour faire des farces ou provoquer des situations amusantes. Ils peuvent utiliser une feuille de lotus pour faciliter leur transformation, c'est pour cela qu'ils sont souvent représentés avec des feuilles dans la main ou sur la tête. 


Un dicton populaire japonais dit " le renard a sept déguisements, le tanuki en a huit" (狐七化け、狸八化け). Le tanuki est considéré comme plus fort dans la maîtrise du déguisement que le kitsune, mais contrairement à lui, jamais pour faire du mal. Les tanuki sont connus pour leur nature joviale et leur incapacité à résister à l'envie de jouer des tours aux humains. Ils sont aussi capable de créer des illusions pour modifier un lieu ou faire apparaître des feux follets (appelés "tanuki-bi" (狸火)).

De par son lien fort avec la nature, la campagne et les moissons, le tanuki se retrouve souvent représenté en statues (ou en statuettes) porte-bonheur. Ces porte-bonheur ont huit caractéristiques qui possèdent chacun une signification :


On trouve le tanuki dans la culture populaire : 



Vous en savez maintenant un peu plus sur les Tanuki ! 

Avez-vous un sujet d'article en particulier que vous souhaitez voir ? N'hésitez pas à nous le dire !

Sources : univers japon, yokai.com, wikipédia

10 juillet 2026

Daruma : la figurine porte-voeux

 

Les daruma (達磨)  sont des figurines en papier mâché creuses, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Elles sont la représentation de Bodhidarma, un religieux indien qui est à l'origine de la création de l'école du bouddhisme zen au Japon. Elles aident les gens à réaliser leurs vœux.

On reconnait le daruma par sa forme ronde, son visage moustachu et barbu et ses yeux blancs sans iris. Il est le plus souvent rouges, mais on en trouve des jaunes, des verts, des violets ou des blancs. Tout comme les maneki neko, les couleurs ont des significations : le rose est un vœu pour l'amour, le doré pour la richesse, le blanc pour le mariage et la chance aux examens, le vert pour la santé, le noir contre la malchance et le rouge contre les mauvais esprits. 

On peut trouver des caractères peints sur les joues qui expliquent le type de souhait du propriétaire (gloire, richesse, santé, protection, etc.) et parfois le nom du propriétaire de la figurine au niveau du menton.

Selon la tradition, il serait resté en méditation assis dans ma même position pendant neuf ans et aurait vécu jusqu'à cent cinquante ans. Une légende dit que les bras et les jambes de Bodhidarma auraient fini par pourrir, d'où le manque de bras et de jambes sur les figurines daruma. 

Les daruma ont été créés au cours du XVIIIe siècle par un moine à l'attention de ses fidèles pour servir de support de prière et de méditation. On peut se procurer les daruma dans les temples boudhistes ou dans les boutiques à proximité. 

Pour utiliser un daruma, on dessine une pupille dans l'un des yeux en formulant mentalement son vœu. On expose ensuite le daruma en hauteur chez soi jusqu'à ce que le vœu soit réalisé. Le fait de mettre le daruma en hauteur chez soi est un moyen de se rappeler du vœu est est ainsi un rappel à l'action et non à la passivité : la figurine ne réalise pas votre vœu, elle vous rappelle de le réaliser vous-même. 

Si le souhait se réalise, on dessine la seconde pupille et on écrit au dos la manière dont il s'est réalisé. Si le vœu ne se réalise pas et que le daruma a été acheté dans un temple, on peut l'y renvoyer pour qu'il soit brûlé. Le rituel de destruction par le feu ne signifie pas le renoncement du vœu, mais une recherche d'un autre moyen pour qu'il se réalise. 

Il existe une fête du daruma au Japon : c'est le 5 mai et la fête d'appelle "Daruma-ki".