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10 juillet 2026

Daruma : la figurine porte-voeux

 

Les daruma (達磨)  sont des figurines en papier mâché creuses, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Elles sont la représentation de Bodhidarma, un religieux indien qui est à l'origine de la création de l'école du bouddhisme zen au Japon. Elles aident les gens à réaliser leurs vœux.

On reconnait le daruma par sa forme ronde, son visage moustachu et barbu et ses yeux blancs sans iris. Il est le plus souvent rouges, mais on en trouve des jaunes, des verts, des violets ou des blancs. Tout comme les maneki neko, les couleurs ont des significations : le rose est un vœu pour l'amour, le doré pour la richesse, le blanc pour le mariage et la chance aux examens, le vert pour la santé, le noir contre la malchance et le rouge contre les mauvais esprits. 

On peut trouver des caractères peints sur les joues qui expliquent le type de souhait du propriétaire (gloire, richesse, santé, protection, etc.) et parfois le nom du propriétaire de la figurine au niveau du menton.

Selon la tradition, il serait resté en méditation assis dans ma même position pendant neuf ans et aurait vécu jusqu'à cent cinquante ans. Une légende dit que les bras et les jambes de Bodhidarma auraient fini par pourrir, d'où le manque de bras et de jambes sur les figurines daruma. 

Les daruma ont été créés au cours du XVIIIe siècle par un moine à l'attention de ses fidèles pour servir de support de prière et de méditation. On peut se procurer les daruma dans les temples boudhistes ou dans les boutiques à proximité. 

Pour utiliser un daruma, on dessine une pupille dans l'un des yeux en formulant mentalement son vœu. On expose ensuite le daruma en hauteur chez soi jusqu'à ce que le vœu soit réalisé. Le fait de mettre le daruma en hauteur chez soi est un moyen de se rappeler du vœu est est ainsi un rappel à l'action et non à la passivité : la figurine ne réalise pas votre vœu, elle vous rappelle de le réaliser vous-même. 

Si le souhait se réalise, on dessine la seconde pupille et on écrit au dos la manière dont il s'est réalisé. Si le vœu ne se réalise pas et que le daruma a été acheté dans un temple, on peut l'y renvoyer pour qu'il soit brûlé. Le rituel de destruction par le feu ne signifie pas le renoncement du vœu, mais une recherche d'un autre moyen pour qu'il se réalise. 

Il existe une fête du daruma au Japon : c'est le 5 mai et la fête d'appelle "Daruma-ki". 


10 avril 2026

Yosakoi : une danse japonaise

 

Le yosakoi (よさこい) est une danse originaire de la ville de  Kōchi, sur l'île de Shikoku. C'est une danse très énergique, combinant des mouvements de danse traditionnelle, mouvements et rythmes modernes. Les chorégraphies sont conçues pour de larges groupes de danseurs. 


10 janvier 2026

Teru teru bōzu : la poupée qui fait fuir la pluie

 

Le teru teru bōzu (照る照る坊主) est une petite poupée artisanale fabriquée avec du papier ou du tissu blanc que l'on accroche avec une ficelle autour du cou aux fenêtres des maisons les jours de pluie. On chante une petite comptine traditionnelle qui sert de prière pour que la poupée chasse les nuages et que le soleil revienne le jour suivant.



Teru teru bōzu est composé de deux mots : "teru" qui signifie "briller" et "bozu" qui désigne les moines bouddhistes. L'origine du teru teru bōzu vient de la légende d'un moine de l'époque Edo, qui avait promis de ramener le beau temps à un village victime de pluies incessantes. Le moine pria de toutes ses forces, mais la pluie ne s'arrêta pas. Les villageois, très mécontents que la promesse ne soit pas tenue, décapitèrent le moine en guise de punition.

25 septembre 2025

Tsukimi : la célébration de la lune et des récoltes

 

Le Tsukimi (月見) est un festival de la contemplation de la lune qui a lieu entre la mi-septembre et la mi-octobre (entre le 13e et le 15e jour du 8e mois du calendrier lunaire). Tsukimi veut littéralement dire "regarder la Lune". En 2025, ce sera du 6 au 9 octobre, en 2026 du 25 au 28 septembre et en 2027, du 15 au 18 septembre.




A l'origine, c'est une fête agricole chinoise qui servait à observer les astres pour se repérer dans le calendrier lunaire pour bien gérer le planning des récoltes. Le Tsukimi est arrivé au Japon entre le VIIIe et le XIe siècle et s'est particulièrement démocratisé dans la noblesse pendant l'ère Heian (794-1185), en même temps que le Hanami


Le Tsukimi est très similaire au Hanami, mais à la place de contempler les cerisiers en fleurs, on contemple la beauté de la lune en profitant de l'air frais du début de l'automne. Pendant le Tsukimi, on se rejoint entre amis, on boit du saké et on mange des mochi


La contemplation de la Lune est très liée au lapin, car une légende japonaise mentionne que la Lune est peuplée un lapin blanc qui fabrique des mochi que l'on peut apercevoir les soirs de pleine Lune. Cette légende est très populaire, au point où on retrouve le lapin sur les emballages de nourriture au début de l'automne dans tous les supermarchés !

Pour célébrer le Tsukimi, les temples et les sanctuaires ouvrent leurs portes pour une soirée avec des concerts de musique traditionnelle. On peut sortir pour le Tsukimi, mais la plupart des japonais préfèrent profiter de l'occasion pour passer un moment en famille à regarder la Lune depuis leur balcon préalablement décoré avec des susuki (herbes à éléphant) et des pyramides de mochi (appelés otsukimi dango) . On mange des tsukimi udon, des nouilles au froment avec du nori (algue), un bouillon et un œuf cru. 


09 juin 2025

La cérémonie du thé

 
La cérémonie du thé au Japon n'est pas qu'une simple préparation de boisson chaude : c'est un art ancestral qui combine esthétique, spiritualité et hospitalité. En japonais, la cérémonie du thé est appelée "chanoyu" (茶の湯, "eau chaude pour le thé") quand l'on évoque l'art de la préparation du thé, et "chadō" (茶道, "voie du thé") lorsqu'on parle du côté spirituel de la cérémonie.

09 mars 2025

Le shintoïsme : la religion animiste du Japon

 

Le shintoïsme est une des deux religions principale du Japon avec le bouddhisme. Littéralement Shinto (神道) veut dire "voix des dieux" ou "voix du divin".


C'est une religion polythéiste et animiste : elle ne vénère pas qu'un seul dieu, mais une multitude de dieux et d'esprits, appelés "kami" (神) qui sont les reflets de la force divine originelle appelée "Ame-no-Minakanushi" (天之御中主神). Ainsi, tout peut être un kami : les éléments de la nature, les animaux, les forces créatrices de l'univers, les personnes importantes décédées, car la nature elle-même est divine, ainsi que tout ce qui la compose. Tous les kami n'ont pas la même puissance et la même importance : il existe tout un panthéon des kami supérieurs, mais nous leur dédierons un article prochainement.

10 décembre 2024

Le karaoke : un loisir populaire japonais

Le karaoké est un loisir qui consiste à chanter les paroles d'une chanson pendant qu'une version instrumentale de cette même chanson est jouée par une machine. On le retrouve dans le monde entier, mais il est né au Japon, là où il est extrêmement populaire. 

Le mot "karaoké" (カラオケ) est apparu en 1956. C'est un mot-valise, constitué de "kara" (カラ) du mot japonais "karappo" (空っぽ) qui signifie "vide" et de "oké" (オケ) du mot "orchestre". 

L'origine du "karaoké" viens d'un évènement qui s'est passé au théâtre Takarazuka : en raison d'une grève des membres de l'orchestre, une pièce a failli être annulée. Le théâtre a eu l'idée de demander à une société d'électronique (aujourd'hui connue sous le nom de "Panasonic") de leur fournir des équipement et des cassettes de musique pour les diffuser pendant la représentation, sans avoir besoin d'orchestre. Le karaoké - l'orchestre vide - a donc été créé. 

10 août 2024

Le maneki neko : un chat qui porte chance

 

Le maneki neko (招き猫) est une statuette porte-bonheur dans la culture japonaise et chinoise. C'est un chat avec une patte levée qui attire la chance, la prospérité et les visiteurs. On le trouve dans certains temples, les commerces, les maisons et les restaurants.  

10 avril 2024

Hanami : célébrer le printemps à la japonaise

  

Le hanami est une coutume traditionnelle japonaise qui consiste à apprécier la beauté des fleurs qui entrent en floraison, entre mars et avril. Littéralement, hanami (花見) signifie "regarder les fleurs (花 = hana = fleur, 見 = mi = voir).

La floraison dépend de l'espèce d'arbre, de la zone géographique et de la météo. Elle est très suivie dans les médias japonais, car le hanami est une coutume très populaire. La ligne de front de floraison ( 桜前線, sakurazensen) part de l'archipel d'Okinawa (au sud) jusqu'à Hokkaido (au nord) en l'espace d'un mois.

 Le hanami concerne la floraison du cerisier (sakura) mais on peut aussi profiter de la floraison du prunier (ume) ou du pêcher, qui attirent moins de monde et qui sont donc généralement plus appréciés des personnes âgées.

10 janvier 2024

Le nouvel an au Japon


 Le nouvel an est une des fêtes les plus importantes pour les japonais. Il est appelé oshōgatsu (お正月) ou ganjitsu (元日) et dure du 1er au 4 janvier de chaque année.

Pour commencer la nouvelle année, on part sur des bonnes bases. On commence par un grand nettoyage (ōsōji (大掃除) fin décembre pour purifier la maison. On change le papier des cloisons coulissantes (shōji (障子)), on remplace ou répare les objets abîmés, on aère les tatamis, etc.

On prend également soin de régler les problèmes en cours et de rembourser les dettes avant le 31 décembre, afin d'être de bonne humeur pour le réveillon (Ōmisoka (大晦日).