Comme dans toutes grandes puissances mondiales, il n’est pas très surprenant que l’école occupe une place prépondérante dans la société japonaise. Uniformes, ménage, clubs, matières et horaires différents et variables… Il suffit de feuilleter quelques mangas pour rapidement tomber sur un petit aperçu de ce système éducatif, qui semble à première vue à la fois semblable et très différent au nôtre.
Les points communs
Commençons peut-être par les points communs qui unissent l’école Japonaise au plus familier système français. Ils sont même en quelques sorte de lointain cousins. Le système éducatif japonais moderne fut en effet en bonne partie calqué au XIXe siècle sur le système scolaire Européen, plus particulièrement Allemand, principalement à destination de l’aristocratie et de l’élite militaire et politique.
Evidemment les deux systèmes ont beaucoup évolué depuis. Dans le Japon moderne, filles et garçons sont pris en charge par le système scolaire à partir de leur 3 ans, et doivent suivre une instruction obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans révolus.
Systèmes public et privés cohabitent encore largement au Japon. Le système privé dans l’ensemble possède un côté moins religieux que celui français, mais se démarque souvent par des standards de rigueur, d’éducation stricte ou traditionalisme. Les classes sont dans l’ensemble mixte dans tout le pays, mais quelques établissements privés exclusivement masculins ou féminins persistent.
La forme générale de l’éducation des jeunes japonais suit une structure assez similaire au système Français, séparant leur parcours entre différents types d’établissements.
A partir de trois ans, les élèves commencent leur scolarité dans le 幼稚園 Yōchien, équivalent de notre école maternelle pendant trois ans. A partir de 6 ans, ils passent ensuite six années à l’école primaire (小学校 Shōgakkō), contrairement à cinq pour nous. Arrive alors l’enseignement secondaire, avec trois ans au collège (中学校 chūgakkō), et trois autres années au lycée (高校 kōkō).
Enfin, il existe une myriade de variations de parcours à l’entrée de l’éducation supérieure : université, écoles supérieures, facultés de médecine etc. La plupart nécessite quatre année d’étude pour avoir l’équivalent de notre licence, et deux autres pour un Master.
Horaires et organisation
Si vous comptez effectuer votre rentrée au Japon l’année prochaine, par exemple si vous prévoyez un échange universitaire, il va sans doute falloir vous organiser un peu différemment.
En effet, l’année scolaire japonaise commence complètement en décalée par rapport à la nôtre, dès le premier Avril, puis va s’étendre toute l’année jusqu’à début Mars, laissant environ un mois de grandes vacances aux écoliers. Il y a aujourd’hui 210 jours d’éducation, auquel on rajoute également une trentaine de jours dédiés à des festivals d’étudiants, événements sportifs, voyages scolaires etc.
Les horaires eux aussi diffèrent quelque peu. Dès la primaire, il y a école tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi. Fort heureusement pour eux, les élèves japonais ont également des journées un peu plus courtes, commençant autour de 8h30, et finissant autour de 15h15.
Dans la plupart des établissements, les cours et matières sont aussi découpés par tranches de 45 minutes au lieu d’une heure complète, ce qui permet d’inclure un plus grand nombre de petites pauses entre les cours. Au collège et lycée, les élèves quittent d’ailleurs rarement leur classe, sauf pour aller en cours de sport ou autre salle spécifique. Ce sont les différents professeurs qui se déplacent de salles en salles pour donner cours.
Jusqu’au début des années 2000, l’école incluait également une demi-journée de cours pour le samedi, qui est devenue rare aujourd’hui.
Cependant, beaucoup d’élèves se retrouvent tout de même à l’école pendant leurs samedis car c’est un moment de prédilection organiser les activités des fameux clubs japonais.
Les clubs
Un des aspects prédominant dans la vie des écoliers japonais totalement absent du système français est la présence de clubs, directement rattachés aux collèges et lycées et faisant partie intégrante du système d’activités extra-scolaires.
Ces clubs peuvent prendre une myriade de formes et se centrent surtout autour d’une activité. On y retrouve typiquement des sports comme le baseball, football, gymnastique, mais également des clubs de musique, calligraphie, photographie, couture, littérature, journalisme, arts martiaux…
Bien évidemment tous les établissements ne proposent pas un choix illimité, mais on retrouve une grande diversité de clubs et d’activités possibles. Chose qui est aidée par le fait que, bien qu’ils soient en partie sous la supervision d’adultes, professeurs, éducateurs ou coach, ces clubs restent principalement gérés par les élèves eux-mêmes. Ce sont eux qui organisent les activités auxquels ils prennent part, et il est souvent possible d’obtenir une autorisation pour créer un de ces clubs pour peu que suffisamment de membres soient intéressés pour rejoindre cette activité.
Les clubs forment une part très importante de la vie de la plupart des élèves. C’est à travers eux qu’ils vont réaliser le gros de leurs activités extra-scolaires, se faire des amis, des relations avec des élèves d’autres classes et âges, découvrir de nouveaux hobbys, etc. Rejoindre un club est souvent très fortement encouragé par les collèges et lycées eux-mêmes. Certains rendent même l’adhésion à au moins un club obligatoire.
La majorité des clubs sont hébergés au sein même des établissements, qui leur accordent souvent des salles dédiées. Toutefois, les activités de ces clubs doit se passer en dehors des heures de cours. Il est ainsi commun pour les membres d’un club de terminer leurs journées de cours à 15h, mais de rester plusieurs heures encore au sein du collège pour participer à la vie de leur club.
Uniformes et restrictions vestimentaires
Le port de l’uniforme est obligatoire dans la plupart des collèges et lycées japonais, et particulièrement dans le privé parfois même dès l’école primaire. Traditionnellement au XXe siècle il prenait la forme du Gakuran, porté par les garçons, et du Sailor Fuku porté par les filles. Deux vêtements directement dérivés d’uniformes militaires, d’inspirations mi-japonaises, mi-occidentales.
L’uniformité ne s’arrête pas aux vêtements : beaucoup d’établissement vont également imposer des normes assez strictes concernant le maquillage, la présence de piercing, accessoires, coupe de cheveux ou encore couleur de cheveux. Dans l’ensemble, tout ce qui diffère de la norme ou pourrait servir à démarquer son apparence peut être considéré comme une violation du dress code.
Aujourd’hui toutefois, bien que l’uniforme soit encore de vigueur pour bon nombre d’élèves du secondaire, ces vieilles règles ont tendance à grandement s’assouplir, particulièrement dans le système public. On y tolère bien plus souvent des customisations de ces uniformes, la présence d’accessoires et style différents. Pour un nombre croissant d’établissement, l’uniforme n’est parfois même plus imposé du tout.
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Source : Wikipedia, différents sites et témoignages de profs et élèves japonais, mon expérience là-bas, et toute l’entièreté de ma consommation de manga japonais.








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