Les yūrei (幽霊, ゆうれい), sont ce qui se rapproche le plus de nos fantômes occidentaux. Ils sont translucides et à peine visibles et on peut les reconnaître grâce à leur hitaikakushi, l'espèce de capuchon triangulaire portés par les défunts au moment des funérailles.
Selon les croyances traditionnelles japonaises, lorsqu'une personne meurt, son âme continue de vivre comme une entité distincte, passant dans un au-delà céleste. Cette transition s'accomplit grâce à une série de rites funéraires et post-funéraires, ainsi que de prières accomplies par les proches pendant de nombreuses années. Grâce à ces rites, l'âme retrouve ses ancêtres et devient l'esprit gardien de la famille. Ces ancêtres sont vénérés dans la maison et continuent d'être honorés comme des membres de la famille, notamment pendant les vacances d'été d'Obon, où l'on dit qu'ils retournent dans le monde matériel pour rejoindre leurs familles.
Ceux qui ne reçoivent pas les rites funéraires appropriés ne peuvent s'éteindre. Ils restent prisonniers d'un purgatoire mi-physique, mi-éthéré. D'autres meurent subitement, tragiquement ou violemment, ou encore avec rancune et malice au cœur, et sont parfois incapables de s'éteindre, même avec les prières et les rites appropriés. Ces âmes perdues se transforment en yūrei.





























